Printemps 2026
Elena Tognoli
Elena Tognoli est illustratrice et artiste visuelle. Formée en sciences humaines à l’Università degli Studi de Milan, puis en illustration au Camberwell College of Art (University of the Arts London), elle est également titulaire d’un Master en Art and Design in Education (Institute of Education, UCL). Sa pratique artistique entretient un dialogue étroit avec la pédagogie et explore le dessin sous différentes formes : livres illustrés, grands formats et rapports à l’espace. Elle développe des récits visuels ouverts et non linéaires, souvent accompagnés de textes courts et de poèmes, s’intéressant particulièrement aux tensions entre langage visuel et verbal, ainsi qu’à l’intraduisibilité des langues.
Son livre Mater Baltica (Esperluète, 2022 ; La Grand Illusion, 2025) a été finaliste du Prix Artemisia 2023 et largement sélectionné dans des recommandations littéraires et jeunesse. Lauréate d’une résidence d’écrivain de la Région Île-de-France en 2024, elle mène une recherche autour de la narration de la douleur chronique, incluant des ateliers artistiques en milieu hospitalier. Elle développe par ailleurs un projet de cartographie mêlant poésie, dessin et science avec l’écrivain et ingénieur agronome Giacomo Sartori, au sein de plusieurs résidences en France et en Italie.
Ses œuvres ont été exposées en France, en Belgique, en Italie, en Angleterre et au Timor Oriental. Elle illustre également des ouvrages de non-fiction pour des éditeurs et institutions internationales, contribue régulièrement à la revue en ligne Nazione Indiana et participe à des projets éditoriaux collectifs. Enfin, elle collabore avec de nombreuses institutions culturelles et éducatives à travers des projets de médiation artistique et littéraire à l’international.
Cette résidence bénéficie du soutien du Service de la culture du Canton du Valais.
François Badoud
François Badoud est comédien, auteur, metteur en scène et créateur radiophonique. Né en 1984, il grandit en Suisse et réside aujourd’hui à Bruxelles. Il est diplômé d’un Master en management de l’Université de Lausanne (UNIL/HEC, 2009) et d’un Master en théâtre de l’École supérieure des arts de Mons – ARTS² (2016). Comme auteur, metteur en scène et créateur radiophonique, François développe un premier projet au long cours intitulé Descendre, inspiré de l’histoire des placements d’enfants et des internements administratifs d’adultes en Suisse jusqu’en 1981. Le texte, publié aux Oiseaux de Nuit (Belgique, 2021), est lauréat du Prix Aide à la Création ARTCENA (France, 2022). Entre 2021 et 2023, il en réalise une adaptation en fiction radiophonique, diffusée notamment au Grand Prix Nova de Bucarest (2024), à l’UK International Radio Drama Festival (2024), sur différentes plateformes en ligne et à la RTBF (six diffusions). En 2023, il adapte Descendre pour la scène au Théâtre des Riches-Claires à Bruxelles, en collaboration avec la metteuse en scène Suzanne Emond. Auparavant, il co-crée plusieurs formes théâtrales courtes, dont Lande (Fiestival Maelström, 2018) et Descendre de l’arbre (festival Cocq’arts, 2017). Comme comédien, François Badoud travaille au théâtre et au cinéma. Au cinéma, il tient un rôle marquant aux côtés de Manon Clavel dans Kika (2024), premier long-métrage de fiction d’Alexe Poukine, présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2025. Il apparaît également dans Habib, la grande aventure (2022) de Benoît Mariage, La muerte de un comediante (2023) de Diego Peretti, la série GR5 (2019) réalisée par Jan Matthys
Cette résidence bénéficie du soutien du Service de la culture du Canton du Valais.
Charlie Malgat
Plasticienne et vidéaste, Charlie Malgat développe une pratique autour de matériaux naturels, mous et périssables qu’elle met en dialogue avec une pratique numérique d’enregistrement vidéo. À travers la sculpture, l’installation et la vidéo, elle explore les processus de transformation de la matière, en insistant sur la plasticité des formes, leur capacité à muter, à se dégrader ou à se recycler. Ses œuvres abordent la question du corps en refusant les distinctions entre humain et non-humain, naturel et technologique. Elles explorent la notion d’intériorité dans sa dimension palpable et physique, jouant sur la versatilité entre fascination et dégoût. Nourrie par les récits scientifiques, l’anticipation et la pop culture, elle imagine des écosystèmes spéculatifs où les matières et les images interagissent, dans un rapport d’interdépendance, de digestion et de contamination. Les sculptures et vidéos de Charlie Malgat sont conçues pour échapper aux logiques de conservation traditionnelles : elles se transforment d’une exposition à l’autre, refusant toute fixation définitive. Diplômée des beaux-arts de Paris en 2014, Charlie Malgat a bénéficié en 2024 d’une résidence à La Becque, à La Tour-de-Peilz, puis de la résidence-recherche du Musée des beaux-arts de La Chaux- de-Fonds à Villa Numa. Son travail a récemment été présenté au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne dans l’exposition Surréalisme. Le Grand Jeu (2024, CH), et lors d’une exposition personnelle au Centre d’arts Les Capucins à Embrun (2023, FR) . Ses œuvres ont également été exposées en autres au Palais de Tokyo (2023, FR), au MOCO Montpellier (2019, FR), à la Monnaie de Paris (2015, FR), au Confort Moderne (2017, FR), à Piacé Le Radieux (2024, FR), au Centre d’art Les Bains-Douches (2021,FR), ou encore à la Sardine Gallery (2017, USA).
Charlie Malgat est née en 1990 à Bergerac, France. Elle vit et travaille à Paris.
Cette résidence bénéficie du soutien du Service de la culture du Canton du Valais.
Léa Stuby
Artiste suisse diplômée master de l’Edhéa en 2025, Léa Stuby vit à la Chaux-de-Fonds et travaille dans son atelier à Neuchâtel. Sa démarche artistique se base principalement sur le monde onirique, qui a une place importante dans ses travaux, car les rêves lui sont une réalité à part entière. Un monde de l’inconscient et du surréel ressort à travers ses oeuvres. Elle crée des mondes visuels pour permettre aux spectateur-trice-x-s de créer le leur, en s’immisçant dans ses images.
De plus, il lui est difficile de trier le surplus d’informations reçues chaque jour, dès lors, elle va extérioriser ses ressentis, ses émotions mais aussi ses frustrations au travers du travail artistique. Très impliquée dans la thématique de la santé mentale, l’artiste va s’inspirer de ses expériences pour ensuite les partager au public, afin de sensibiliser les personnes à l’écoute mais aussi à la déconstruction des tabous liés aux souffrances psychiques, et surtout de leur stigmatisation
En outre, ses motivations profondes sont d’essayer de comprendre ce monde en observant allègrement son environnement, d’y trouver une place et de laisser l’ouverture à d’autres univers possibles. Léa Stuby recherche à créer des émotions et des réflexions pour les spectateur-trice-x-s, de manière à ce qu’elle ait un impact sur les gens comme certain-e-x-s artistes ont eu un impact considérable sur elle ; notamment par la déconstruction des normes pré-établies, comme nous pouvons par exemple les retrouver chez les dadaïstes ou les surréalistes.
Cette résidence bénéficie du soutien de l’association Malévoz, Arts, Culture et Patrimoine, partenaire de l’EDHEA.